DISCOGRAPHIE

LOST HIGHWAY 2021

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J.J. MILTEAU / CARLTON MOODY / MANU GALVIN / JEAN-YVES LOZAC'H / GILLES MICHEL / CHRISTOPHE DESCHAMPS

« I’m a rollin’ stone all alone and lost … »*

Est-ce la musique qui fait les rencontres ou bien l’inverse ? Évoquer l’ombre de Hank Williams nous a rassemblés pour un détour par ce Lost Highway.

Cet enregistrement tout serein qu’il fut, est la poursuite d’un rêve agité. Le rêve d’un siècle de musiques : jazz, rock, soul … et d’autres moins populaires mais tout aussi passionnantes : blues, folk, country, qui font le bonheur des curieux d’humanité, des chercheurs d’histoires singulières, des regardeurs d’horizon … Adolescent, l’harmonica fût ma ligne directe avec l’Amérique, celle de tous les malentendus et de tous les possibles. À travers la musique, j’y ai découvert un monde d’injustices et de violence, de passion et de cultures multiformes. Mais surtout un monde de musique vivante tel que nous en avions perdu l’usage. Se réunir et jouer, juste pour dompter la solitude, avant de reprendre une route qui ne s’arrête qu’avec l’oubli.

J.J. Milteau

(*Lost Highway est une chanson de Leon Payne popularisée par Hank Williams en 1949)

They say music facilitates encounters, but it might be the other way around…
This collective project entitled Lost Highway is a nod to the overpowering shadow of Hank Williams.

 

Although they’ve come to life in a serene atmosphere, these recordings are the extension of a troubled dream. The musical dream of a golden century that encompasses jazz, rock and soul, as well as less popular, though just as thrilling idioms: blues, folk and country sounds. Styles that meet the needs of lovers of singular narratives and open horizons.

As a teenager, the harmonica was my initial connection to America, a land of confusion where nothing is impossible. American music told me of a world of violence and inequity, of passion and cultural diversity. Above all, American music was endowed with a spirit and energy that had gotten lost over here. Getting together and playing, for the sake of taming solitude before hitting the road until oblivion sets in…

 

JJ Milteau

(« Lost Highway” is a Leon Payne song made famous by Hank Williams in 1949)

« JJ Milteau et son harmonica donnent une fois encore l’occasion de savourer combien au-delà d’un langage parfaitement assimilé, ils savent renouveler et rendre incroyablement vivante l’esthétique du blues, de son ambiance, de ses traditions et de ses fulgurances »
CLASSICA

« 10 somptueuses interprétations de splendides titres de  Country Music… Les reprises sont superbes, l’interprétation magnifique et le chant impeccable.»
 PARIS-MOVE

« Mélange de classe et de spontanéité, on ne pourra que se régaler à l’écoute de ce « Lost Highway » aux couleurs Country et Americana. »
ZICAZIC

« L’occasion pour JJ Milteau de confirmer une fascination toujours intacte pour les musiques du sud des Etats-Unis »
TSF JAZZ

« JJ Milteau n’est pas qu’un grand virtuose de l’harmonica, il est aussi créatif avec une sensibilité à fleur de peau, ce qui en fait un grand musicien. Ajoutez la voix de Carlton Moody et il n’en faut pas moins pour faire un superbe disque. »
BLUES MAGAZINE

« L’harmonica de Jean-Jacques, superbe de bout en bout »
SOUL BAG

« Une belle invitation à prendre la route »
LE QUOTIDIEN DU MÉDECIN

« Après avoir fait voyager ses harmonicas dans toute la musique américaine de ces dernières cents années, JJ Milteau revient aux racines et nous emmène sur les highways étasuniens. Il s’entoure d’une belle bande de musiciens, pour que commence l’escapade. »
https://polarjazzblues.wordpress.com

« …un pur bonheur »
L’ALSACE

 

CROSSBORDER BLUES 2018

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HARRISSON KENNEDY / J.J. MILTEAU / VINCENT SEGAL

Quand trois des plus grands artistes de blues de la scène internationale actuelle s’unissent pour créer une série d’explorations originales et jubilatoires en s’appuyant sur l’univers acoustique, cela promet un résultat à couper le souffle ! Respectueux du passé sans jamais sombrer dans la nostalgie, soucieux de tradition tout en abordant des thèmes actuels, curieux des mariages sonores inédits, ces trois bluesmen possèdent une formidable capacité d’invention et d’innovation que l’on nomme…… la création.

Avec la voix d’Harrison Kennedy, les harmonicas imaginatifs de Jean-Jacques Milteau et le violoncelle lyrique de Vincent Segal réunis ici pour la première fois, ce sera l’occasion pour ce trio de magnifier l’universalité véhiculé par le blues.

«  N’en déplaise à Donald Trump, aux empereurs chinois voire à Edouard Maginot, une frontière n’est pas un mur, bien au contraire. Son appréciation varie certes en fonction des époques et du côté d’où on la regarde : espoir ou crainte, protection ou perspective, la frontière est juste indispensable à l’imaginaire de l’être humain depuis la nuit des temps.

Quoi qu’il en soit, une frontière délimite un territoire et la question du territoire va se poser de manière de plus en plus complexe face à la dématérialisation de la vie sociale.

Et pourtant, quelle que soit sa forme, le territoire est indissociable de l’humain. Il aura toujours besoin de s’asseoir quelque part et de regarder l’horizon, par delà la frontière. »

J.J. Milteau

« Music knows no borders!! It is life’s gift to humanity, indeed it’s a grateful pleasure to feel and share music’s spirit with this release!»
Harrison Kennedy

 

« Donald Trump, the emperors of China, or even Édouard Maginot might not agree, but borders are not walls. They’re anything but, in fact. Borders have served various purposes at different times and in different places: a synonym of hope for some and fear for others, a symbol of protection or a representation of expanded horizons, borders is an integral part of human imagination since times immemorial.
Whatever their function, borders bound territories, and territories will soon become a complex issue with the ever-growing dematerialization of the social fabric.
Yet, under one form or another, territories are undistinguishable from humans. Man will always need a place to sit in order to watch the horizon, on the other side of the border. »
Jean-Jacques Milteau

 

« Music is what protects me from so many things, it is my magic house, much like the houses of sculptor Étienne-Martin. Whenever I listen or play, I feel good, just like when I sleep, all my doors are open. This house is made of water and steam. With JJ and Harrison, everything is open: the ears, but also the skin, feet, lungs, the whole body… You think of nothing, only of the borders children create as they play, you are free to twist, cut, jump over space, even swallow it like a piece of candy. »
Vincent Segal

 

« Looking back on my work as a producer over the past twenty-five years, I realize there are those I’ve taken great pleasure to be with in the studio, and those with whom I’ve always dreamed of sharing artistic projects.
Jean-Jacques Milteau and Harrison Kennedy belong in the first category. Our collaborations have shown me that their humane ways are a modest disguise for the powerful poetic sense that reveals their true artistry.
My experience with Vincent Segal is of a different sort. Vincent is well-known for his multi-faceted career, but his love of the blues is not as largely documented. Initiated to the emotional power of the genre by his father at an early age, Vincent burned up the blues circuit with his brother, from the Grande Parade du Jazz in Nice to the annual appearance of the Chicago Blues Festival caravan in their hometown, Rheims.
Whenever I mentioned the possibility of a blues project, Vincent would seem reluctant, invariably telling me, rightfully so, that he was not a bluesman.
The idea behind this trio resulted from that observation. I’ve always felt it was possible for non African-American artists to tread the blues path with sincerity as long as they considered their musical journey not as blues per se, but as a conversation with the blues. CrossBorder Blues, built on the most stable of musical forms, the triangle, is the outcome of the fruitful encounter of three individuals, three generations, three sounds.
The present album is the fruit of this creolization process, an expression of the virtuous interbreeding long advocated by writer Édouard Glissant when he claimed that one could enrich one’s experience with the culture of others without losing oneself. You will find here original compositions as well as personal renderings of established standards, but every single one of these songs is preoccupied with the very raison d’être of the blues: the cathartic need to tell about the flaws and turpitudes of the world, in order to overcome them.
Throughout this album, Harrison’s voice, JJ’s breath and Vincent’s vibrations compose a painting that defies all styles, genres et traditions. I found a name for this timeless and limitless music, only bound by the wishes and needs of its creators: CrossBorder Blues. »
Sebastian Danchin

« Douze titres magistraux de complicité, de créativité, d’émotion »

Libération

« Une musique qui chante la fureur et la sueur, la douleur et l’aspiration au bonheur »

L’Humanité

« Un harmonica vibrant, un violoncelle ici palpitant, là poignant et partout des cordes sensibles, qu’elles soient vocales ou instrumentales »

Midi-Libre

« Le plaisir est palpable…un magnifique mariage musical… »

L’express

« Une collaboration bluffante, pour faire vivre la musique du diable »

Télérama

« Avec de tels musiciens, tout vaut d’être tenté… »

Jazz

« Un blues intimiste qui ne manque ni de fulgurances, ni de coups de blues et de colère »

Soul Bag

« Une atmosphère originale, un mariage sonore inédit à travers la musique du Diable, dans un univers acoustique et intime »

Blues magazine

« Un opus alliant tradition et modernité, invention et innovation… »  

Le quotidien du médecin

« Un climat envoutant…invention… Lyrisme… poésie…Un coup de cœur »

ABS Magazine

« Innovateur, magique, surprenant »

Arcadia negra

« Intonations profondes et liberté de phrasé de Kennedy… maestria et feeling de Segal… lignes en contrepoints de Milteau qui magnifient le chant… authentique et émouvant »

Jazz à Babord

« Âme et talent…dans une parfaite harmonie »

Le cri du coyote

« La voix chaude et la guitare charmeuse d’Harrison, le souffle de Jean-Jacques Milteau  et les frottements de Vincent Segal magnifient le tout… »

Zic à zic

« Un projet qui rappelle d’universalité du blues, dans une forme acoustique délibérément apurée »

Son du monde

MIGRATION BLUES 2017

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ERIC BIBB avec MICHAEL JEROME BROWNE & J.J MILTEAU

Après le succès de Lead Belly’s Gold, Eric Bibb et J.J.Milteau s’associent au multi instrumentiste canadien Michael Jerome Browne pour produire Migration Blues. L’album, sobre mais dense, traite des déplacements forcés depuis l’exil des noirs américains jusqu’aux réfugiés qui périssent en mer de nos jours. Les critiques sont dithyrambiques …

« Nous avons reçu le blues en héritage. Ça ne signifie pas qu’il faut le muséifier. La plupart des grands bluesmen furent des innovateurs en leur temps. Beaucoup étaient des migrants. Émigrer signifie prendre son futur à bras le corps. C’est une des leçons du blues, transcender le fatalisme et rendre le pessimisme positif »

JJ Milteau

 

… « Milteau is a unique harp player. He doesn’t stick to what you might expect a blues player to do, but instead finds original and interesting ways to accompany Bibb. He doesn’t draw attention to himself, which makes him indispensable. His ability to serve the song, to know when to come in and when to bow out, is the sign of a seasoned pro with an innate sense of what is needed. »

THE FLAME STILL BURNS

« Eric Bibb is on a roll… and Migration Blues may be his masterpiece… Minimalist harmonica player, JJ Milteau… prefers tastefully understated, languid nuances… This album is as close to perfect as it gets, starting with CD sleeve’s su- perb design… Anyone who knows Eric Bibb’s recent work, especially with Browne and Milteau, knows that this ensemble is musically refined and elegant. Bibb on his own is remarkable… Milteau adds light dabs of color accentuation here and there, just where needed. Musically things are quintessential. Every note counts. »

LIVING BLUES

“Despite the seriousness of the topics, Bibb’s voice and music make it all very listenable. Milteau’s Harmonica is an important component to the sound on many of the songs as it provides a nice counterpoint to Bibb’s guitar work.”

CASHBOX MUSIC REVIEWS

« Mr. Bibb’s current offering is primarily a trio affair, ably assisted by guitarist Michael Jerome Browne and harmonica player JJ Milteau. The threesome’s chemistry generates a constant incandescence, adding just the proper amount of heat underneath Bibb’s tales of folks on the move. »

ROOTS MUSIC REPORT

« Bibb’s warm voice and his guitar is exclusively backed for most of the record by only Michael Jerome Browne (guitars, banjos, mandolin) and the harmonica talents of JJ Milteau, who recently made a live record with Bibb. As Milteau and Browne also pitched in on the production and songwriting, it’s virtually a full-blown collaboration among the three. »

SOMETHING ELSE

« Michael Jerome Browne and JJ Milteau bring their considerable talents to the fore and provide layers of emotion to the compositions with intuitive and subtle turns. Together they buoy and challenge Bibb in his effort to tackle a complex issue in song. While this album is birthed out of Bibb’s singular vision, it is also one of his most collaborative works to date. Three of the fifteen tracks find Bibb sharing writing credits with Browne and Milteau. There are covers of two songs by Browne, and one track, a delightfully giddy Cajun number, written by Browne and Milteau. The liner notes give producer credits to all three men. Sitting in the lounge of the General Lewis Inn after his recent West Virginia gig, Bibb expressed his excitement for this project. “I’ve recorded with JJ before, but I’ve never done a whole album with Michael, and I was glad we got to do this. It was time.” … The Cajun number, “La Vie C’est Comme un Oignon,” is penned by Milteau and Browne. Browne, an American who has lived most of his life in Canada, and Milteau, who is French, celebrate the cultural gifts that the Acadians brought to America and the world. Expelled from Nova Scotia by the British in the mid-1700s, many migrated to Louisiana, enriching their new homeland in the process. This exuberant tune shows the resolve of a people and way of life in the midst of forced change. The Band classic, “Acadian Driftwood” speaks of the same event. All I know is Browne and Milteau seem to be having a hell of a good time … »

THE FLAME STILL BURNS

A propos de « Migration Blues »

… »Le binôme Bibb et Milteau signe un nouvel album virtuose, lyrique, profond, généreux. De fait, l’orphelin syrien, l’ancien esclave noir américain de Clarksdale, et le Bluesman lambda aspireraient au même aboutissement : la liberté. »

LIBÉRATION « Ça va jazzer »

 

« La sobriété chantante de la voix d’Eric ne gâte rien. Mais ses deux compères ont aussi leur part de responsabilité : Jerome Brown fait ici sonner un banjo, là un violon, là une deuxième guitare sans jamais faire le malin ; et notre Jean-Jacques Milteau national confirme, avec la délicatesse virtuose dont il est capable, qu’un harmonica bien employé peut sourire et pleurer en même temps. »

LE NOUVEL OBSERVATEUR

 

« Eric et ses partenaires livrent un album minutieux, délicat et mélodique, entre folk, blues et country. Mettant l’émotion en avant, les musiciens jouent sur la retenue, à l’image de l’harmoniciste JJ Milteau, discret, jamais envahissant mais aux interventions toujours justes. »

myheadisajukebox.blogspot.fr

 

LOST IN ANALOG 2016

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Luc, Christophe, Manu, Gilles et moi nous connaissons depuis trente ans. Christophe, qui est un cuisinier accompli, nous a convié à dîner et nous en avons profité pour enregistrer chez lui quelques titres que nous aimons. Une seule prise, no overdubs, beaucoup de souvenirs…


Nous avons choisi d’être musiciens pour partager une passion. Nous avons eu la chance de jouer dans le monde entier et nous accompagnons les artistes les plus populaires. Lorsque le numérique est arrivé, nous l’avons adopté avec enthousiasme, parce qu’il nous permettait de nous affranchir des lourdeurs de la production traditionnelle. De mieux partager justement.


Et puis la finance s’en est mêlée. Le travail des artistes a généré des profits considérables pour des entités qui n’avaient ni goût, ni considération envers le lien intime qui existe entre nous et avec le public. On a dévalorisé notre travail comme on dévalorise celui de tous ceux qui produisent et ne spéculent pas.


Alors nous luttons pour ne pas devenir Lost In Analog…

Cet album n’est dupliqué qu’à 250 exemplaires.

Ne le diffusez pas, partagez le !

JJ Milteau

 

LEAD BELLY'S GOLD 2015

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ERIC BIBB / J.J. MILTEAU

À travers cet hommage à Lead Belly, l’harmoniciste prolifique Jean-Jacques Milteau et le chanteur de blues Eric Bibb ne se contentent pas de célébrer le formidable héritage d’un géant de la musique populaire. Tout en construisant un pont entre le Nouveau Monde et le Vieux Continent, ils entendent souligner l’universalité et l’intemporalité du message de Lead Belly. J.J. et Eric, en enrichissant le répertoire de leur héros d’une poignée de compositions personnelles, s’inscrivent dans la droite ligne de son action poétique et militante lorsqu’ils abordent des problèmes quotidiens avec une fraîcheur et une candeur de façade propices à la diffusion d’un message de paix, d’espoir, de tolérance et de non-violence. Avec pour résultat un album, marqué par une entente musicale rare, qui restera l’un des plus originaux de leurs carrières respectives.

Liberté, Dignité, Fraternité

La devise de la République Française, qu’il visita quelques mois avant sa mort, aurait pu être revendiquée ainsi par Lead Belly. Faute d’une illusoire égalité entre un homme pauvre, noir et peu instruit et l’entourage qui va évoluer autour de son talent au fil des années, il luttera toute sa vie pour une reconnaissance de sa dignité en tant qu’être humain et surtout en tant qu’artiste.

La liberté fut certainement la première aspiration du jeune Lead Belly promis au dur labeur et aux lourdes contraintes inhérentes à sa condition au début du XXeme siècle dans le Sud des États Unis. Les rixes qui aboutirent au meurtre et qui le conduisirent en prison à plusieurs reprises, avaient probablement pour origine une atteinte à sa dignité. Enfin, son talent était tel qu’il a généré tout au long de sa vie une réelle fraternité autour de lui, depuis la protection de la famille Lomax jusqu’aux collaborations avec Pete Seeger et l’ensemble du mouvement libéral des années 40 aux États Unis en passant par une véritable empathie, réciproque, avec les enfants, pour lesquels il adorait chanter.

De cette trilogie, la dignité ressort comme la préoccupation constante de Lead Belly. Être considéré comme un artiste avant tout, sans mettre en avant sa couleur de peau ou son passé carcéral. Son répertoire est celui d’un conteur soucieux certes, de distraire, mais aussi de témoigner. Les sentiments, la souffrance, la religion, la vie sociale, les faits divers … il semble qu’aucun domaine n’ait échappé à ses chroniques musicales. Comme le révèlent quelques unes de ses prestations live enregistrées, il aimait commenter les chansons qu’il interprétait, à la manière d’un éditorialiste.

Mais c’est l’interprète qui séduit avant tout par sa puissance et sa conviction. Difficile de rester insensible à cette voix et cette guitare qui semblent venir de très loin tout en sonnant incroyablement familières. C’est l’apanage des grands artistes de devenir intemporels tout en témoignant de leur temps.

Travailler sur ce projet avec Eric a été un vrai bonheur. Chaque chanson s’est jouée naturellement et spontanément. La plupart des titres sont interprétés live avec ou sans public pour conserver cette fraîcheur. Mille mercis à Philippe Langlois pour cette proposition de collaboration et au plaisir de se retrouver sur scène.

JJ Milteau

 
J.J. Milteau & Eric Bibb, hommage à Lead Belly

Lorsqu’il fut découvert en 1933 dans la tristement célèbre ferme pénitentiaire d’Angola, en Louisiane, Lead Belly ne se doutait pas que sa musique allait bouleverser le cours de son destin tout en faisant entrer dans l’Histoire les artisans de son succès, les ethnomusicologues John et Alan Lomax. Ce jour-là, Lead Belly n’aurait jamais pu imaginer que cette découverte ferait de lui le chanteur folk afro-américain le plus célèbre de tous les temps. Au passage, il aura converti à la vérité du blues des millions de fans, bien au-delà des frontières de sa propre communauté, tandis que des successeurs aussi hétéroclites que Frank Sinatra, Nirvana, les Beach Boys, les Red Hot Chili Peppers, Tom Waits ou Bob Dylan s’emparaient de son répertoire. Lead Belly — Huddie Ledbetter pour l’état civil — doit ce rôle hors du commun à sa capacité innée d’ériger des passerelles entre les époques, les mondes et les cultures. Né dans le Sud Profond à la fin des années 1880, il dessine un lien vivant entre l’abolition de l’esclavage et l’essor du système de métayage inique qui aura continué d’asservir les Afro-Américains dans les plantations sudistes tout au long de la première moitié du XXe siècle ; entre les faux espoirs nés de la déclaration d’Émancipation et le découragement engendré par la ségrégation ; entre l’ère des colporteurs de chansons et la montée en puissance des troubadours du blues, à l’époque où il effectuait son apprentissage comme musicien de rue. Au final, Lead Belly aura lancé quasiment à lui seul la vague folk du New York intellectuel de l’après-guerre, avant d’initier l’Europe au blues et de déclencher le mouvement de revival qui permettra aux Beatles et autres Rolling Stones de jeter les bases du rock. On ne le sait pas assez, mais Lead Belly a été le tout premier musicien de blues rural à se produire en Europe dès 1949, peu avant sa mort à l’âge de 61 ans. À travers cet hommage à Lead Belly, le chanteur de blues Eric Bibb et l’harmoniciste prolifique Jean-Jacques Milteau ne se contentent pas de célébrer le formidable héritage d’un géant de la musique populaire. Tout en construisant un pont entre le Nouveau Monde et le Vieux Continent, ils entendent souligner l’universalité et l’intemporalité du message de Lead Belly. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si cet album s’ouvre sur Grey Goose, une analyse poétique de l’ostracisme social qui conserve tout son sens aujourd’hui, à l’heure où les migrants venus d’Afrique et du Moyen-Orient traversent la Méditerranée par milliers sur des radeaux de fortune. Il en est de même d’un chant de prisonnier tel que Midnight Special, toujours aussi poignant à une époque où les Afro-Américains constituent 40% de la population carcérale des États-Unis alors qu’ils représentent moins de 13% de la société américaine, ou encore de The Titanic dont les références ouvertes au racisme conservent toute leur pertinence glaçante après la tuerie de Charleston ou la bavure policière de Ferguson. Mais c’est peut-être The Bourgeois Blues qui reste la plus actuelle des compositions de Lead Belly. Dénonciation virulente du système de caste qui régissait les rapports entre Noirs et Blancs au sein de la capitale américaine lorsque le chanteur l’enregistrait en 1938, ce texte d’une modernité frappante apporte la preuve que la présence d’un président noir à la Maison-Blanche n’a pas suffi à modifier les mentalités dans un monde de discrimination toujours prompt à opprimer les plus démunis et les sans voix. Eric et J.J., en enrichissant le répertoire de leur héros d’une poignée de compositions personnelles, s’inscrivent dans la droite ligne de son action poétique et militante lorsqu’ils abordent des problèmes quotidiens avec une fraîcheur et une candeur de façade propices à la diffusion d’un message de paix, d’espoir, de tolérance et de non-violence. Avec pour résultat un album, marqué par une entente musicale rare, qui restera l’un des plus originaux de leurs carrières respectives.

Sebastian Danchin

 

Liberty, Dignity, Fraternity…

 

Lead Belly could have improved the slogan of France—a country he visited shortly before his death—in such a way. For lack of true equality between the poor, illiterate Black individual that he was and the fluctuating entourage drawn by his talent over the years, he fought his whole life for dignity as a human being and, even more so, as an artist. 

 

Liberty probably was young Huddie Ledbetter’s original aspiration, as he toiled in the segregated South of the turn of the 20th Century. No doubt, the murderous fights that led to his incarceration on several occasions were the result of his injured dignity. Endowed with an uncommon talent, he generated around his person a sense of fraternity that awarded him the protective help of the Lomaxes, avored artistic collaborations with Pete Seeger and other liberals in the 1940’s, aroused the empathy of the young audiences he loved to entertain.

 

Dignity stands out in this humanistic trilogy as Lead Belly’s number one goal: the dignity of being considered an artist first and foremost, regardless of the color of his skin or his judicial past. His repertoire reflects his gift as a storyteller and entertainer; it also reveals his need to testify. The depth of human feelings and sufferings, religion, social life, anecdotes… it seems his musical chronicles encompassed all topics. As is clear when listening to his live recordings, Lead Belly was wont to comment the tunes he sang, much like a journalist. 

 

Yet his main claim to fame is linked to his personal power and conviction as an interpreter. No one is left unscathed by Lead Belly’s voice, by the sound of his guitar, both distant and  familiar. Only great artists showcase such timelessness while chronicling their times.

 

Working with Eric on this project has been a real treat. Each and every song came to us in a natural and spontaneous way. The majority of titles present on this album were recorded live, with or without an audience, in order to preserve this freshness. A thousand thanks to Philippe Langlois for providing the original idea and bringing us together, I’m looking forward to more stage performances around this project.

 

JJ Milteau

L’HUMANITÉ
« Sans artifice ni fard, Bibb et Milteau, en prodigieux orpailleurs, mettent au jour « l’or de Lead Belly » »

LE MONDE
« …la joie de jouer et d’aller au plus profond sans le montrer…Un album précieux »

LE COURRIER DE L’OUEST
« Un opus solaire, vrai et sincère où l’amitié et la musique se rejoignent, pour ne garder que l’essentiel, le feeling à l’état pur »

SOUL BAG
« … les deux leaders évoluent avec classe et grâce … plein de trouvailles rythmiques et une joie de jouer évidente »

GUITAR PART
« …une orchestration dépouillée, respectueuse, profonde et envoûtante »

Les DNA
« …une belle complicité de folk et de blues… un remake attachant très soul et charnel »

RFI « l’Épopée des musiques noires »
« …un saisissant témoignage de la force expressive d’une époque et d’un créateur unique dont l’héritage musical intemporel est enfin magnifié »

CULTUREBOX
« Les deux hommes s’approprient les chansons de Lead Belly, dans un mélange de force et d’humilité…Un album très réussi, respectueux, humainement et musicalement »

A NOUS PARIS
« …une relecture gospellisante de Lead Belly »

LYLO
« …un voyage dans le temps pour démontrer l’universalité du message d’un révolté »

RFI « La bande passante »
« … un projet qui souligne l’universalité et l’intemporalité du Blues »

AFP
« Un disque live d’une belle fraicheur »

« L’OR » D'APRÈS LE ROMAN DE BLAISE CENDRARS 2015

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Enregistrement du spectacle

 
Xavier Simonin, voix
JJ Milteau, harmonica
 

BLOWIN' IN THE PAST 2012

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« Le Chant du Monde a eu l’idée saugrenue de ressortir les enregistrements que j’avais commis pour eux entre 1973 et 1983 soit 4 LP quand même ! Je ne me prononce pas sur la qualité musicale mais ça rappelle beaucoup de souvenirs plutôt bons et de rencontres enrichissantes. Pour agrémenter la proposition je me suis permis d’y joindre un CD de 27 harmonicistes qui ont bâti l’histoire de notre modeste et merveilleux instrument tout au long du XXe siècle. Il y en a peut-être qui vous avaient échappés ? »
JJ Milteau

 

«Le Chant du Monde decided to reissue the recordings I made for them between 1973 and 1983. 4 LPs ! I won’t comment the musical quality but it reminded me a lot of souvenirs, good ones and great encounters too. To make things more tasty I added one CD with 27 harp players who build the history of our modest and wonderful instrument all along the XX century. Maybe you missed some of them ?»

JJ Milteau

CONSIDERATION 2011

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MANU GALVIN / J.J MILTEAU / M. ROBINSON / R. SMYTH - "GMRS"

“Keep that music simple…” Dr. John

“La musique noire a été la plus grande claque culturelle des cent dernières années : non seulement une nouvelle lecture des timbres, des rythmes et des harmonies mais plus largement une nouvelle manière de considérer l’expression et la relation à l’autre. Toute relation constructive est fondée sur la considération. Ce que réclamaient en d’autres termes Otis et surtout Aretha : R.E.S.P.E.C.T… C’est généralement ce qui manque le plus dans une société qui ne va pas bien”

J.J. Milteau

(…)

La Musique : Rock n’ Roll sans attitude ?

Michael Robinson est né à Chicago, la cité du Blues avant d’émigrer sur la côte ouest et de travailler pour Quincy Jones, Ron Smyth a chanté à l’église avec sa mère avant sa période reggae, Manu Galvin a appris la guitare sur Brassens et les Beatles avant de découvrir Muddy Waters et B.B. King, Jean-Jacques Milteau avait depuis longtemps envie de leur proposer un son : le plus naturel possible. Quelques balances, backstage, emails, chambres d’hôtel et beaucoup de bon temps plus tard voici « Consideration », un sentiment qu’ils partagent et un album qui leur ressemble.

Invités : PALATA SINGERS, CARMEN MARIA VEGA, EMEL MATHLOUTHI

CONSIDERATION, ROCK ‘N’ ROLL WITHOUT AN ATTITUDE

“Black music triggered the most important cultural upheaval of the past hundred years. It’s provided us with a whole new grammar of sounds, rhythms and harmonies, as well as a different way of considering others. No human relationship can bear fruits unless it is based on consideration. Otis and Aretha didn’t tell us anything else when they asked for R.E.S.P.E.C.T. Lack of consideration is probably the greatest ill of our broken society.” 

J.J. Milteau

Mike was born in Chicago, the world capital of the blues, before flying off to California where he worked with Quincy Jones; Ron was brought up in the church where he used to sing with his mother, then moved on to reggae music, and Manu learned to play the guitar listening to French bard Georges Brassens and the hits of the Beatles before he heard Muddy Waters and B.B. King.

J.J. decided to bring them together with a simple idea: play naturally. A few sound checks, backstage rehearsals, emails and hotel rooms later, they came up with this Consideration, an album that reflects the musical and human ideals they have in common.

 

They said about « Consideration »  

L’EXPRESS
« The French harmonica player, one the leading masters of his instrument in the blues world, has just released a new album, the superlative “Consideration.”

TELERAMA
« This remarkable tribute to soul and blues is a bottomless well of feeling »

BLUES MAGAZINE
« A perfectly balanced album that brings music to new heights. Truly superb! »

JAZZ MAGAZINE
« The attention given to subtle atmospheres and rich vocal harmonies makes for a different kind of intimate soul-folk »

LE MOUV’
« With its superior vocals, this humble, transparent and meticulous set is a global album »

JAZZ NEWS
« The blues has seldom sounded as palpable, with the added pleasure of music sharing and the artlessness of rolling good times »

BCR La Revue
« A maelstrom of feeling that will make your head spin »

TRAD MAGAZINE
« Cutting edge solos, mesmerizing riffs, old-time blues recreations, intelligent covers, finely crafted harmonies and a huge dose of feeling are the main ingredients of a great album »

ZICAZIC
« JJ Milteau and his cohorts spare no effect, giving free reign to their natural talent. A rich melting pot of styles, sounds, and generosity »

BASSISTE MAGAZINE
« The rootsiest of roots albums »

LION’s Club Magazine
« This convincing exploration of the roots of jazz lives up to its title, offering the listener a solid dose of respect and honesty »

A propos de « Consideration »

L’EXPRESS
  » L’harmoniciste français, l’un des meilleurs au monde, sort un nouvel album de blues, le magnifique Consideration « 

TELERAMA
 « Un bel hommage à la soul et au blues… gorgé de feeling »

BLUES MAGAZINE
 « Un exemple d’équilibre, où la musique ressort magnifiquement grandie… C’est superbe ! »

JAZZ MAGAZINE
 « …l’attention apportée aux ambiances en demi-teintes et aux harmonies vocales, tirent l’album vers une sorte de soul-folk intimiste… »

LE MOUV’
 « Humilité, clarté, précision, voix sublimes…un album totalement international »

JAZZ NEWS
 « … le blues comme une évidence, la joie du partage et la spontanéité des bons temps qui roulent… »

BCR La Revue
 « Un déluge de feeling à donner le vertige… »

TRAD MAGAZINE
 « …chorus saignant, riff hypnotique, vieux blues à l’ancienne, reprises bien senties, harmonies vocales aux petits oignons et un gros feeling épicent la galette »

LA TERRASSE
 « un hymne à la simplicité et la vérité d’une musique essentielle… le blues »

ZICAZIC
 « J.J. Milteau et consorts ne ménagent aucun effet de style et laissent le talent faire son œuvre. Un florilège d’une formidable richesse et d’une infinie générosité »

Journal du LION’s Club
 « Un retour convainquant aux racines du jazz qui justifie son titre, tant il fait preuve de respect et de sincérité »

ABS Magazine
 « un album réussi de bout en bout »

BASSISTE MAGAZINE
 « Un album très nature« 

 

HARMONICAS 2010

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40 TITRES AVEC LES TONALITÉS

Tout musicien, à une période de sa vie, ambitionne d’emmener son instrument sur des routes plus ou moins inédites. Avant de trouver le bonheur de faire dialoguer le petit instrument avec les voix de Soul Conversation, j’ai, moi aussi, exploré quelques pistes instrumentales. Toutes sont issues d’impressions souvent fugaces, de rencontres, de lieux :“Blue Hop” est né à Marseille, “Yaoussa” à la frontière nigériane, “Rue Doisneau” à Avignon, “The Sailor and the Maid” dans un bar breton, “Jurong Bird Park” à Singapour, “Bordighera” à Gênes, ou bien Livourne, “Soft Rain” à Montréal, “Au Bellevue” à Corbeil Essonne

(…)

 

Beaucoup d’hommes et de femmes, sans le savoir, ont guidé mon souffle et particulièrement les fantastiques musiciens que j’ai eu le bonheur de croiser : Manu Galvin, Olivier Ker Ourio, Manu Katché, Didier Lockwood, Carole Fredericks, Jean-Yves D’Angelo … tous ceux qui ont contribué à ces enregistrements.

Au fil des dédicaces, de Hong Kong à Sao Paulo, de Calcutta à Osaka ou La Roche sur Yon, j’ai découvert que ces albums avaient intéressé plus de monde que je ne le pensais, bien qu’il fut pendant longtemps impossible de se les procurer.

Je dédie donc chaleureusement cette réédition à tous les harmonicistes qui m’ont fait l’honneur et le plaisir de s’inspirer, entre autres, de mon travail.

Harmonicalement.

J.J. Milteau

The harp is a musical pen …

I was a teenager by the time I became aware that the harmonica had the power to fight injustice and defend freedom. When I first heard Bob Dylan, Woody Guthrie or Sonny Terry, I realized that the expression of the inner self depended more on the depth of emotions than on the size of the instrument itself. Later on, I discovered Sonny Boy Williamson’s sensibility, Little Walter’s flamboyance, Stevie Wonder’s inventiveness…

As far as I’m concerned, the harp is a musical pen, and a cheap one at that. Easy to carry, it will help you sketch out your feelings and impressions in your own inimitable way as you drive down the road of life, expressing and sharing with others emotions as varied and colorful as the pathways of destiny.

J.J. Milteau

SOUL CONVERSATION 2008

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J.J. Milteau parle de son harmonica comme d’une clé … Cette « clé » aura ouvert quelques portes à l’ex-gamin de la zone, né au mitan du XXe siècle aux confins de la Porte d’Italie. Un amour précoce pour le blues et les musiques noires, va le conduire à inviter sur ses enregistrements quelques voix emblématiques du genre, Gil Scott Heron et Terry Callier, ainsi que Little Milton, N’Dambi ou Mighty Sam McClain. Il contribue à faire apprécier en France le barde « nu blues » Mighty Mo Rodgers et la charismatique Demi Evans. Il nous présente ses deux nouveaux complices, Michael Robinson et Ron Smyth, dans une Soul Conversation à plusieurs voix.

 

« J’ai toujours aimé les voix. Dans le blues, l’harmonica est un véritable interlocuteur du chanteur. Plus que pour briller, l’instrument est là pour dialoguer, illustrer, conforter, titiller, relayer, créer un décor propice à l’expression du chant. Une approche qui dispense de la virtuosité et des superlatifs.

Soul Conversation est une relecture des premières musiques que j’ai écoutées : Blues, Soul, Rock, Folk … Elles chantaient l’espoir de lendemains meilleurs. Pour la première fois, la jeunesse du monde entier utilisait un langage commun pour exprimer un désir d’ouverture et de tolérance. On s’éloignait de la grande boucherie mondiale, on sortait de la colonisation et la société occidentale semblait assez riche pour venir en aide aux plus démunis, où qu’ils se trouvent :

« Have Pity On Those Whose Chances Grow Thinner ,

For There Is No Hiding Place Against The Kingdoms Throne

(Curtis Mayfield : People Get Ready) ».

Force est de constater qu’on a dû rater un embranchement depuis, mais

« … The Darkest Hour Is Always Just Before The Dawn

(David Crosby : Long Time Gone) »

Soul Conversation s’offre un petit balayage d’horizon, une sorte de recherche de cap …

« Is This The Way ? » Les questions m’ont toujours parues plus essentielles que les réponses … »

J.J. Milteau

“I’ve always loved voices, and in blues music, it is the role of the harmonica to converse with the singer. The harp isn’t supposed to stand out, it’s there to discuss, emphasize, comfort, tickle and translate, creating a musical setting fit for the singer to express himself. An approach that rules out any attempt at showing off. This Soul Conversation is a way for me to rephrase the various musical genres that first hit my imagination : blues, soul, rock, folk… Songs that wished for brighter tomorrows. It was the first time young people from various parts of the planet used the same language to express they craving for tolerance and broad-mindedness. Shying away from the slaughter of the war and the iniquity of colonization, the Western world seemed intent on solving the problems of those who lacked in everything, wherever they were.

« Have pity on those whose chances grow thinner

For there’s no hiding place against the kingdom’s throne »

(Curtis Mayfield, “People Get Ready”)

One has to say, we must have lost our bearings somewhere along the way.

« The darkest hour is always just before dawn »

(David Crosby, “Long Time Gone”)

Soul Conversation is a modest survey, a step in the right direction. “Is This the Way ?” I’ve always thought questions were more essential than answers…”

J.J. Milteau

 
They said about « Soul conversation »  

LE FIGARO
 “Music in its purest form… A funk soul gem highlighted by the presence of two superlative vocalists… Simple and brilliant…”

JAZZ MAGAZINE
 “…The charm of authentic soul music at its melodic and feverish best”

LE MONDE
 “A rock-solid album traveling the blues and soul highway”

L’EXPRESS
 “JJ Milteau is the unrivaled master of the harmonica”

JAZZMAN
 “The ultimate blues recording”

LE NOUVEL OBS
 “This album showcases fine revampings of blues, soul and rock standards”

AVANTAGES
 “The leading French harmonica player gives us his very best on this blues-soul offering”

A NOUS PARIS
 “Listening to this sensuous blues album, you can almost feel the humid air of the Delta caressing your skin”

20 MINUTES
 “A great vintage that will only get better with each passing year”

BLUES AGAIN
 “Brimming with talent and generosity, the latest recording of this ace player is another major milestone in a superlative career”

PARISCOPE
 “This well-oiled Soul Conversation is a marvel of consistency and virtuosity”

LA DÉPÊCHE DU MIDI
 “A true gem, first-rate recordings by mesmerizing artists anxious to share their art with others. A must”

ABS MAGAZINE
 “This outstanding project is the result of exceptional teamwork and craftsmanship, placed under the unifying powers of JJ Milteau”

MUSIC STORY
 “Today’s blues at its very best, perfectly served by the generosity of a truly inventive, lyrical player. ‘Soul Conversation’ is the work of a well-matured artist”

A propos de « Soul conversation »

LE FIGARO
 « …une merveille de musique pure… un bijou de soul funky avec deux vocalistes remarquables … à la fois sobre et brillant »

JAZZ MAGAZINE
  » …Le charme d’une authentique soul music, mélodieuse et fiévreuse »

LE MONDE
 « Du solide qui tient la grande route de la soul et du blues »

L’EXPRESS
 « J.J. Milteau, grand maître de l’harmonica »

JAZZMAN
 « Un disque très abouti »

LE NOUVEL OBS
 « Quelques reprises délectables de standards du rock, du blues ou de la soul »

AVANTAGES
 « Le plus célèbre harmoniciste français nous offre un de ses meilleurs albums, parfait mélange de blues moderne et de soul »

A NOUS PARIS
 « On sent la moiteur du blues couler sur la peau… pur et sensuel »

20 MINUTES
 « … Pas de doute, un grand cru, qui se bonifiera avec les années »

BLUES AGAIN
 « Pétrie de talent et de générosité, la dernière œuvre du virtuose ajoute une pierre à un parcours exceptionnel »

PARISCOPE
 « Sur Soul Conversation, l’ensemble fonctionne au poil, rivalisant d’homogénéité et de virtuosité »

LA DÉPÊCHE DU MIDI
 « On tombe sous le charme d’un disque d’artistes authentiques, envoûtants… enregistré et servi pour le plaisir du partage. Un indispensable »

ABS MAGAZINE
 « il faut une vraie connivence entre les musiciens et l’indéfectible envie de défendre un projet commun pour un tel résultat. L’esprit de partage règne ici en maître, J.J. Milteau jouant le lien, le passeur, si primordial en musique »

MUSIC STORY
 « … Un blues authentique et vivant, et un instrument inventif et lyrique… Soul Conversation est l’album d’une maturité non affadie … »

LIVE HOT N'BLUE 2007

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Sur la route avec Jr BOY JONES, Felton CREWS & Demi EVANS

À l’aube du nouveau millénaire, Jean-Jacques Milteau célébrait son arrivée chez Universal Jazz avec le recueil « Memphis », enregistré dans la capitale de la soul musique sudiste, et récompensé depuis par une Victoire de la Musique. Cinq ans plus tard, l’harmoniciste décidait de se lancer dans une aventure plus volontiers tournée vers le blues électrique et parcourait la France à la tête d’une formation aussi explosive que contrastée : pour donner la réplique aux pivots de son orchestre habituel — le guitariste Manu Galvin, l’organiste Benoît Sourisse et la chanteuse Demi Evans — J.J. faisait appel à une rythmique noir-américaine plébiscitée de longue date sur le circuit du blues aux États-Unis. Constituée autour du bassiste Felton Crews (un ancien de la bande à Miles Davis qui a prouvé son attachement au blues en travaillant avec Junior Wells et Otis Rush), l’orchestre de la tournée comprenait également le batteur Mark Mack (accompagnateur de James Cotton), ainsi que le guitariste et chanteur Andrew « Junior Boy » Jones, un Texan qui a fait ses classes auprès du grand Freddie King. Cette tournée, largement plébiscitée par le public en 2005, trouve aujourd’hui un prolongement attendu grâce à ce « Live Hot ‘n Blue » qui traduit fidèlement les accents blues d’une rencontre féconde en rebondissements musicaux.

JJM On Tour with Junior Boy Jones, Felton Crews & Demi Evans

J.J. Milteau celebrated his arrival at Universal Jazz at the turn of the new millennium with his widely acclaimed Memphis album, recorded in the undisputed capital city of southern soul. Upon its release, this superlative set was awarded a Victoire de la Musique —the French equivalent of a Grammy. Five years and two albums later, Milteau decided to revisit his bluesiest roots, touring France at the helm of an explosive outfit assembled especially for the occasion. In addition to the mainstays of his regular band — guitarist Manu Galvin, organist Benoît Sourisse and vocalist Demi Evans —, J.J. enrolled an ace African-American rhythm unit with a top reputation on the US blues circuit. Built around bassist extraordinaire Felton Crews (a former Miles Davis alumnus who gained his blues credentials with Junior Wells and Otis Rush), the Live Hot ‘n’ Blue band was propelled by the funky drumming of Mark Mack (known for his work with James Cotton) and enlightened by the fiery guitar and vocals of Andrew « Junior Boy » Jones, a Texan who learned his chops with the great Freddie King.

Live Hot ‘n’ Blue offers fans the finest and bluesiest moments of this memorable 2005 Tour, as JJ and his star outfit give their best in front of capacity crowds enthralled by their performance.

 
They said about « Live, Hot n’Blue »  

JAZZMAN
 « The impeccable playing of this harp master is perfectly balanced as always, with plenty of fire, delicacy and excitement to boot… »

JAZZ HOT
 « A superior showman… this live recording is culled from a set of superb concerts in which Milteau displays fire, intelligence, virtuosity and sheer elegance. Lively, deep and refined music that will appeal to all »

L’EXPRESS
 « A live set exuding amazing stage energy »

20 MINUTES
 « … lively and warm »

VIRGIN HEBDO
 « A must !

SOUL BAG
 « J.J. and his dream team present an ideal show. Swing and emotion, superior harp playing, fine singing and real gutbucket blues… »

BLUES MAGAZINE
 « An exceptional live set where blues and soul create the perfect mix »

BCR
 « J.J. naturally adds serenity to modesty, virtuosity to humility, never once losing touch with the blues »

BLUESBOARDER
 « The blues falls down like hail on mesmerized audiences, making us regret we weren’t there. Playing a lowdown harmonica with typical zest, J.J. is lifted up to higher planes by a swinging band. We want more ! »

A propos de « Live, Hot n’Blue »

JAZZMAN
 « Un jeu toujours construit, équilibré, totalement maîtrisé, d’un goût très sûr, mais aussi chaleureux, expressif, sensible et dynamisant… »

JAZZ HOT
 « Un showman d’une qualité supérieure… concerts superbes d’intelligence, de chaleur humaine, de virtuosité et d’une élégante simplicité. C’est vivant, léger et profond, raffiné et populaire »

L’EXPRESS
 « Un album de tournée qui possède l’énergie des soirs de concert »

20 MINUTES
 « … plein de vie et de chaleur »

VIRGIN HEBDO
 « Incontournable ! »

SOUL BAG
 « J.J. et ses acolytes déroulent le spectacle idéal. Du swing, de l’émotion, de l’harmonica au top, du chant prenant, du blues qui arrache… »

BLUES MAGAZINE
 « Un live de haute volée… qui mélange les genres avec un égal bonheur »

BCR
 « J.J. conjugue aisance naturelle et pudeur, virtuosité retenue et humilité… avec toujours ce bon vieux blues en ligne de mire »

BLUESBOARDER
 « Le blues se déverse à grosses gouttes sur une audience qu’on se surprend à envier… Un J.J. canaille, soutenu à la perfection par des complices au swing décidément impeccable. We want more ! »

FRAGILE 2006

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J.J. MILTEAU avec Michelle SHOCKED & Demi EVANS

Mes musiques préférées, celles qui ont balayé la seconde moitié du XXe siècle, le Blues, la Soul et le Rock n’ Roll, sont nées d’une fragilité que je considère désormais comme précieuse. Je n’avais jamais envisagé que, du fond des âges, la conscience intuitive de cette fragilité nous a permis de survivre et surtout de créer. Pourtant, la civilisation qui devrait être le refus de la loi du plus fort a, dans le fond, une hantise de la fragilité à laquelle elle tente de répondre par des bobards et des intégrismes de toutes sortes.

Concerné au premier chef, l’harmonica est le parangon de la fragilité : ses minuscules lamelles sont animées par un souffle généralement ému, lui-même puisé dans un air de plus en plus pollué !

Les musiciens et chanteuses affectueusement invitées sur ce projet, démontrent dans leur parcours et leur expression que fragilité ne doit pas se confondre avec faiblesse. 

On construit finalement plus sur la passion que sur le béton et tout ce que nous aimons en demeure fragile.

J.J. Milteau

Elvis was incredibly insecure… in many ways, he reminded me of the Black artists I had worked with… Sam Phillips

That statement by Elvis Presley’s producer made me realize that my favorite music, all the Blues, Soul and Rock ’n’ Roll that swept over the second half of the 20th century, was born out of a fragility I have come to treasure. Since the beginning of time, it was the intuitive awareness of this fragility that allowed us to survive, and create. Yet our so-called civilization, although it supposedly rejects the law of the mighty, refuses to accept this fragility, and responds to it with all kinds of lies and fundamentalist credos. The harmonica is the epitome of fragility ; its tiny metal reeds vibrating under the breath of our emotions in increasingly polluted air… All the musicians and vocalists invited on this project confirm with their flair and experience that fragility should not be confused with weakness. When all is said and done, you simply build more on passion than on concrete, and everything we care for is irrevocably fragile.

J.J. Milteau

 

What they wrote about « Fragile »  

LE NOUVEL OBSERVATEUR
« From the first few notes, you are there. In the heart of the blues. JJ blows and grooves with a lazy feeling that speaks for itself… This man is the Ben Webster of the Mississippi saxophone… We owe him big R-E-S-P-E-C-T. »

LA DÉPÊCHE
 « There’s more than just blues here, more than the incredibly lustful breath coming out of the harp. This is pure art, you’ll wear out your CD listening to it. »

SOUL BAG
 « It’s hard to choose between the haunting instrumentals and the superb vocal tracks on this one. This album confirms that JJ Milteau has his own sound. »

LA CROIX
 « These tracks are preciously fragile. They’re as brittle as the life Milteau breathes into his harmonica, as strong as the passion that inspired them. An album you won’t ever get tired of. »

FRANCE SOIR
 « Milteau blows with his heart. »

BCR La Revue Blues, Country Rock/Roll
 « Milteau has a surprisingly sober way of transporting us to an unsuspected world of groove and feeling. »

 
What they wrote about the SHOW…

LE MONDE
 « A brilliant show, bluesy with a touch of rock, bright, sober and groovy. »

LE FIGARO
 « Incredibly soulful when he tackles slow blues, breathtaking when he performs uptempo numbers, JJ has an unrelenting way of playing out his soul. The man’s music is nothing but grace and harmony. »

L’HUMANITÉ
 « Milteau plays a blues that’s forceful and fiery, thrilling and purposeful. »

A propos de « Fragile »

LE NOUVEL OBSERVATEUR
« Dès les premières notes, on y est. Au cœur du bleu. Souffle, feeling, ce groove de lézard, ça ne trompe pas… Ce type est le Ben Webster du « ruine babine »… Respect. »

LA DÉPÊCHE DU MIDI
 « Plus que du blues, plus qu’un souffle époustouflant de sensualité, du grand art à écouter en boucle »

SOUL BAG
« Difficile de choisir entre les instrumentaux envoûtants et les titres magnifiquement chantés. Il y a un son J.J. Milteau et ce disque le confirme »

LA CROIX
 « Une ’’précieuse fragilité’’, aussi délicate que le souffle de son harmonica et forte à la fois de la passion qui l’inspire. Un disque à écouter en boucle »

FRANCE SOIR
 « Milteau souffle au cœur »

BCR La Revue Blues, Country Rock/Roll
 « Milteau nous transporte avec une étonnante sobriété vers des sphères gorgées de groove et de feeling »

BLUE 3RD 2003

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J.J. MILTEAU avec Gil Scott Heron, Terry Callier, N’Dambi & Howard Johnson

« Quand j’ai entendu Gil Scott-Heron pour la première fois, j’ai réalisé que le blues n’était que le petit-déjeuner… Au-delà de la véhémence de ses textes et de la puissance de sa conviction, sa voix possède ce grain mystérieux et ces inflexions qui m’ont inspiré dans la réalisation de ce projet dédié aux énigmatiques notes bleues » 

Jean-Jacques Milteau

 

Après « Memphis », dont la réussite artistique a été consacrée par une Victoire de la Musique entre autres récompenses, J.J. Milteau poursuit son voyage exploratoire. L’esprit du blues qui lui est cher reste l’un des éléments fondateurs de sa musique, même s’il est trop réducteur pour résumer à lui seul la démarche créative d’un artiste ouvert sur le monde, curieux de la diversité humaine.

Cette fois, Jean-Jacques s’éloigne des racines de la musique noire pour pénétrer plus avant dans l’univers d’une soul qu’il n’avait fait qu’effleurer lors de son périple dans le Tennessee. Une soul, entre ballade et jazz, pour laquelle la voix se fait instrument, au même titre que le tuba de Howard Johnson… « J’aimerais que mon harmonica puisse sonner comme les voix qui me touchent, précise Jean-Jacques, Je voudrais le faire dialoguer avec les instruments qui ont du grain, l’orgue, le tuba ou le baryton. » Le dialogue, instrumental ou vocal lorsqu’il s’engage avec le barde charismatique Gil Scott-Heron, le poète Terry Callier et la princesse Nu Soul N’Dambi, devient alors la ligne conductrice de l’harmoniciste qui démontre à quel point son instrument s’identifie au souffle dont il est l’émanation et l’esprit.

In the wake of his Memphis set, whose artistic success was crowned by various distinctions, among them a “Victoire de la Musique” (the French equivalent of a Grammy), J.J. Milteau has continued his musical exploration. The spirit of the blues he’s so fond of remains one of the foundations of his music, even if this style, on its own, is too restrictive to describe the creative approach of an artist open to the world and inquisitive about human diversity.

This time, Jean-Jacques has moved away from the roots of Black music to go deeper into the universe of a soul that he’d merely touched on during his travels to Tennessee. A jazzy ballad-type soul for which his instrument takes the place of the human voice, in the same way as Howard Johnson’s tuba… “I’d like my harmonica to sound like the voices that touch me,” explains J.J., “I’m looking for a fruitfult dialogue with grainy instruments like the organ, the tuba, the baritone sax.” This very notion of dialogue, instrumental or vocal when it’s engaged with charismatic bard Gil Scott-Heron, poet Terry Callier and Neo Soul princess N’Dambi, becomes the main thread of the harmonica player, who demonstrates how far his instrument can identify itself with the breath of which it is the emanation and spirit.

 
They said about « Blue 3rd »  

JAZZMAN
 « This new record finds Milteau as inspired and convincing as ever… Great songs, fine melodies in a whirlwind of sounds and sensations”

FRANCE SOIR
 « Milteau, a great among the greats, dedicates his luminous playing and modest personality to the making of an intimate, harmonically blue album »

OUEST FRANCE
 « Milteau’s masterful harp guides us through an emotional album ripe with blues and jazz fragrances, as timeless ballads and brilliant instrumentals vie for the listener’s attention »

L’EXPRESS
 « Blue 3rd is JJ Milteau’s best album so far. A formidable mixture of rhythms, sounds and styles, wonderfully served by JJ’s tasteful harp playing. »

LE MONDE
 « JJ’s version of « Home is where the hatred is », complete with Gil Scott-Heron’s overwhelming vocals, is a true masterpiece of the new millennium, no less »

METRO
 « A glorious record …An intoxating dialogue between vocal and instrumental sounds… Milteau’s best album so far »

JAZZ MAGAZINE
« The bluest of French harmonica players pays a vibrant tribute to Afro-American music as a whole. Intimate feelings and inspired compositions. An overwhelming success »

SOUL BAG
 « Warm, swinging, intimate music. A highly personal, fascinating album »

BLUES MAGAZINE
 « Drawing freely from his blues roots, JJ recorded a euphonic set ripe with tuneful instrumentals. Gorgeous melodies and fine songs enhanced by a poetic setting not unworthy of the blaxploitation movies of old »

BLUES & CO
 « Milteau is the Albert Einstein of the blues… The king of groove has never been in finer form, musically and spiritually. Blue 3rd is a superlative collection of soulful blues pearls, tastefully played by an unequalled master of the harmonica. Enjoy ! »

A propos de « Blue 3rd »

JAZZMAN
 « Milteau inspiré, persuasif …des titres de haute volée… un bijou de mélodie… une palette variée d’images et de sensations »

FRANCE SOIR
 « Un grand parmi les grands, Milteau, musicien lumineux et aussi talentueux que modeste réussi un album très intimiste…Harmonicalement blues »

OUEST FRANCE
 « Un disque chargé de feeling à cœur, aux arômes subtils et puissants à la fois, dont l’harmonica du maître d’œuvre est le fil rouge… Un arc-en-ciel où alternent instrumentaux lumineux et chansons craquantes… Funambule entre blues et jazz, une superbe et intemporelle balade »

L’EXPRESS
 « Blue 3rd est le meilleur album de J.J. Milteau, qui réussit à marier les rythmes, les musiques, les voix, le tout emballé par son harmonica, qui n’a jamais si bien trouvé sa place »

LE MONDE
 « Home is where the hatred is, un titre extraordinaire, un des premiers chef-d’œuvres du XXIe siècle »

METRO
 « Un disque sublime…Une enivrante discussion entre les voix et les instruments… Sans conteste son meilleur album »

JAZZ MAGAZINE
 « Le plus bleu des harmonicistes français rend hommage à l’esprit soul de notre musique noire préférée, celle qui se soucie plus du feeling que des étiquettes… Compositions inspirées…Que du bonheur »

SOUL BAG
 « La musique est dansante au possible, tout en restant intimiste et chaleureuse… Un disque personnel et attachant »

BLUES MAGAZINE
 « Mieux qu’un disque de genre, J.J. a gravé un album de mélodies où les instrumentaux glissent comme des chansons…Un son voluptueux… JJM donne à cette pluvieuse rêverie le confort familier, poétique d’un polar des années 70 »

BLUES & CO
 « Albert Einstein du blues…Le Docteur ès groove Milteau n’a jamais été aussi loin musicalement et son imaginaire n’avait jamais atteint un tel paroxysme… Blue 3rd regorge de pépites et de petits joyaux bluesy, dans lesquels excelle un sensoriel funambule du « ruine babines…Place au festin ! » »

MEMPHIS 2001

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J.J. MILTEAU avec Little Milton, Mighty Sam McClain & Mo Rodgers

Memphis, dit-on, serait la ville la plus citée dans les textes des chanteurs américains. La qualité de l’air doit au moins y être spéciale puisque les harmonicistes les plus inspirés s’y sont croisés : Will Shade, créateur du Memphis Jug Band et patriarche de l’instrument, Rice Miller alias Sonny Boy Williamson II, le plus expressif de tous, James Cotton, le porteur du flambeau, Walter Horton et son style tout en finesse, les hommes orchestres Dr. Ross et Joe Hill Louis, les « crooners » Junior Parker et Junior Wells, Charlie Musselwhite, l’Indien survivant, sans oublier Little Walter dont on raconte qu’il a dormi sur une table de billard lors de son premier séjour à Memphis.

Memphis, pour moi, c’est avant tout un son : le feulement de l’orgue Hammond, le groove velouté du piano Wurlitzer, le staccato brûlant de la guitare, et surtout les voix. Des voix soul gorgées de gospel. Des voix venues de si loin qu’elles font frissonner et monter les larmes quand elles jaillissent chaque fin de semaine d’un juke joint sur McLemore, d’une église sur Union ou d’un club sur Beale Street. Le petit harmonica Marine Band m’a, une fois de plus, servi de sésame pour aller à la rencontre de ces voix, de cette musique, de ces personnages pour lesquels j’éprouve, depuis si longtemps, admiration et tendresse. Qu’ils soient remerciés pour leur talent et leur émouvante complicité.

J.J. Milteau

JJM, Little Milton, Mighty Sam McClain & Mo Rodgers @ Studio Royal

They say Memphis is the most widely quoted city in American songs. The air you breathe in Memphis must have some special quality, judging from the number of harmonica players who blew some of their most inspired solos there : Will Shade, founder of the Memphis Jug Band, one of the fathers of the blues harp ; Rice Miller, better known as Sonny Boy Williamson #2, the most expressive of all ; James Cotton, who still carries the torch today ; Walter Horton, a keen and subtle master ; one-man bands Dr. Ross and Joe Hill Louis ; blues wailers Junior Parker and Junior Wells ; Charlie Musselwhite, the last of the Mohicans ; Little Walter, of course, who spent his first night in Memphis sleeping on a pool table, or so goes the legend. For me, Memphis is a sound. The roar of the powerful Hammond B3, the silk-smooth groove of the Wurlitzer, the scorching hot guitar staccato and, most of all, the magic of voices. Gospel-drenched soul voices, coming from so far away that they make you shiver and weep as they come oozing out of a juke joint on East McLemore, of a church on Union, of a club on Beale. Once again, the tiny Marine Band harp opened doors for me, giving me access to the Memphis sound, providing me with an introduction to singers and musicians I’ve admired and loved all my life. This album will remind them how grateful I feel for sharing with me their talent and friendship.

J.J. Milteau

 

They said about « Memphis »

 “Victoire de la Musique” for Best Blues Album “Choc de l’année” Jazzman magazine “Indispensable” Jazz Hot

SOUL BAG
 « A superlative soul-blues offering, both traditional and bold »

VIRGIN MEGAPRESSE
 « A groovy set not to be missed »

JAZZ HOT
 « A thrilling album by a masterful player »

LE FIGARO
 « A superb voyage in blues and soul land »

L’EXPRESS
 « A well-balanced repertoire encompassing classics and new compositions with much cleverness, and the blessing of top US players »

LIBÉRATION
 « Today’s blues at its best »

L’HUMANITÉ
 « A preciously warm record »

LE MONDE
 « Milteau’s finest and most rewarding recording so far »

A propos de « Memphis »

 Victoire de la Musique, Meilleur Album Blues – Choc Jazzman, de l’année – Indispensable, Jazz Hot

SOUL BAG
 « Un disque de soul blues, à la fois respectueux de la tradition, moderne et audacieux »

VIRGIN MEGAPRESSE
 « Un album formidablement « groovy »…Un régal total »

JAZZ HOT
 « Un CD passionnant »

LE FIGARO
 « Un superbe album blues et soul »

L’EXPRESS
 « Entre standards et créations, un casting magnifique »

LIBÉRATION
 « Un blues ancré dans l’actualité »

L’HUMANITÉ
 « Un album précieux »

LE MONDE
 « Son album le plus abouti »

MANQUE PAS D'AIR 2000

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Prix « Coup de coeur disques pour enfants 2001 » de l'Académie Charles Cros

Un disque de Jean-Jacques Milteau, réalisé par Musique & Santé pour découvrir les plaisirs de l’harmonica mais aussi l’utiliser comme allié pédagogique pour une meilleure prise de conscience du souffle. Particulièrement utile pour les enfants atteints de maladie respiratoire : asthme, mucoviscidose…
 

BASTILLE BLUES 1999

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JJM Instrumental

« Bastille Blues » est un rendez vous des musiciens les plus demandés de la scène française au tournant du siècle. L’harmonica y est justement célébré par un duo avec Olivier Ker Ourio et une initiation à l’instrument intitulée « À vous de jouer ».
 

BLUES LIVE 1998

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Enregistré à Paris à l’Utopia Jazz Club, au Zénith et au Petit Journal Montparnasse - 8 titres inédits - double CD

« Blues Live » reflète la grande époque du Café Concert Utopia dans le 14e arrondissement de Paris, lieu de rencontre adulé des amateurs de musique live. Même si quelques titres ont été enregistrés ailleurs, c’est essentiellement l’esprit du Club qui anime ce double album.
 

MERCI D'ÊTRE VENUS 1996

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100ème anniversaire du Marine Band

Les préparatifs d’un anniversaire sont souvent fébriles, surtout celui d’un ami cher, surtout le centième…

Pour célébrer dignement l’événement, j’avais invité quelques prestigieux convives et là, au moment d’allumer les bougies, je me suis demandé : « vont ils vraiment venir » ?

Et puis ils sont arrivés, l’un après l’autre, dans le petit studio ; gentils, attentionnés, disponibles, humains en somme…

 

FRANCIS C. qui change tout dedans et tout autour,

MAXIME L. l’œil pétillant comme ses billes de verre,

CHARLES A. qui nous a parlé du bonheur,

DIDIER L. son violon et leurs âmes,

FLORENT P. fidèle par dessus des montagnes et au delà des plaines,

EDDY M. la banane et les bottes bien léchées,

RICHARD B. sa belle gonzesse, sa belle gueule et sa nuit,

JEAN-YVES D. leader de talent et pourfendeur du doute,

MICHEL J. et ses fourmis qui donnent le frisson,

CLAUDE N. Don Juan chevauchant le tempo,

MANUEL G. tout de feeling, d’humour et de tendresse,

PATRICK V. en nounou raconteur de blues,

 

Ce fût une bien belle fête ; alors on s’est dit qu’on remettrait ça dans cent ans…

Je suis déjà impatient. 

JJ Milteau

 

ROUTES 1995

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Souvenirs de voyages

« Un carnet de route dédié à mon plus fidèle compagnon de voyages, réels ou imaginés, le petit harmonica Marine Band, le Souffle du Blue »

JJ Milteau

 

EXPLORER 1991

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Victoire de la Musique 1992

Le reflet d’une époque un peu folle, où même un album d’harmonica pouvait être couronné d’une Victoire de la Musique !
« To Paul Butterfields, respecfully… »
JJ Milteau
 

BLUES HARP 1989

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Recueil d’anciens enregistrements

Une compilation des premiers enregistrements de J.J. Milteau pour le Chant du Monde entre 1973 et 1983. Un jeu fougueux, aux confins du blues, du rock et de la musique country, qui a inspiré nombre de ses jeunes émules. À noter, le très sensible Tommy avec Pierre Fanen à la guitare, AA Booghee enregistré à Nashville et Blues Harp qui module cinq fois sur le même harmonica.

Blues Harp – 1989 Older Harmonica Work

This album is a compilation of the best recordings made by JJ for the Chant du Monde label between 1973 and 1983. His fiery blues-harp playing, heavily tinged with rock and country strains, has influenced a host of younger players since. Of special note, JJ’s superb “Tommy” with Pierre Fanen on guitar, the superlative “A.A. Booghee” recorded in Nashville, as well as the album’s title cut, “Blues Harp,” a technical tour de force in which JJ solos in five different keys without changing harp.

BON TEMPS ROULER 2006

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La Playlist idéale de JJ Milteau
Blues, Soul, Rhythm & Blues

JJ Milteau anime depuis plusieurs années sur TSF Jazz l’émission « Bon Temps Rouler » consacrée au Blues et à la Soul, des racines aux branches. Ce CD rassemble quelques-uns des artistes et des titres les plus représentatifs d’une programmation originale et éclectique, soigneusement remasterisés


« A l’instar de la peinture italienne, de la littérature française, ou de la cuisine chinoise, le Blues fait partie du patrimoine universel de l’humanité. Il nous a enseigné de nouveaux vocabulaires et de nouveaux sons. Il a engrossé bien d’autres modes d’expression, donnant naissance à une foule de petits bâtards, du Jazz au Rock, de la Soul au Rap, du R n’B aux road movies. Enfin, il nous a offert une vision particulière et originale du monde qui nous entoure ; n’est-ce pas là une définition de l’art, tout simplement ?

Cet album n’a pas été conçu comme un « Best of » ; une telle entreprise relèverait de la chimère. Plus simplement, il poursuit sur un autre support l’ambition de mon émission sur TSF Jazz : donner du Bon Temps, et aussi l’envie d’en savoir plus sur ces musiques et ces musiciens qui ont pacifiquement bouleversé la culture du XXe siècle. »


J.J. Milteau

 

BON TEMPS ROULER 2008

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Spécial Alligator Records

Hommage mérité au dernier des grands labels de blues américain, modèle de passion et de pugnacité indispensables à faire vivre la musique…

« J’aimais bien l’image sudiste de l’alligator, et le fait qu’en argot noir-américain, un alligator est un type cool. Je cherchais aussi un mot commençant par la lettre A, pour être sûr que mes factures atterrissent en haut de la pile chez mes créanciers. »

Une pincée d’imaginaire et une pincée de réalisme… c’est en concoctant ce cocktail un brin contradictoire que Bruce Iglauer donnait naissance en 1971 au label qui personnifie aujourd’hui la survie du blues à Chicago, Alligator Records.

(…)

 

 

À 24 ans, cet habitué des clubs du ghetto vient de découvrir Hound Dog Taylor, un maître de la slide (ce tube métallique que l’on glisse sur le manche de la guitare pour obtenir des glissandos lyriques) qui écume à la semaine les bars du South Side. À l’aide des 2500 dollars hérités peu auparavant d’un grand-père disparu, le jeune Iglauer enregistre le vieux bluesman et part à la conquête de l’Amérique, des piles de 33-tours plein le coffre de sa voiture décrépite, démarchant distributeurs et animateurs de radio. « Mon intention était de vendre l’album de Hound Dog à des gens comme moi, précise Iglauer. C’est à dire à un public étudiant qui avait découvert le blues dans les années soixante grâce aux Rolling Stones ou à John Mayall. »

Près de quatre décennies plus tard, avec un catalogue riche de plusieurs centaines de références, la marque aux dents longues a élargi sa cible en sachant se faire apprécier des amateurs de blues du monde entier. Dans l’intervalle, le parcours n’aura pas été de tout repos.

Au début des années 1970, le blues n’a plus le vent en poupe dans les ghettos américains alors que souffle le vent militant de la révolution soul. Imperturbable, Iglauer installe chez lui sa micro entreprise : les bureaux dans la chambre d’amis et le stock à la cave. Le soir, lorsqu’il ne suit pas Hound Dog en tournée (« On en voyait des vertes et des pas mûres, sur la route. Je me souviens d’un jour où un organisateur de concert a sorti son couteau quand je suis venu chercher le cachet des musiciens. »), Iglauer écume les tavernes du South Side à la recherche de nouveaux artistes. Successivement, il sort de l’oubli l’harmoniciste Big Walter Horton, révèle les guitaristes Son Seals et Fenton Robinson, donne son élan à la carrière de Koko Taylor.

Alors que l’arrivée du disco semble donner le coup de grâce au blues à la fin de la décennie, Alligator recrute l’une des légendes de la tradition texane, Albert Collins. Parallèlement, Iglauer documente le quotidien des clubs de la Windy City grâce à une anthologie audacieuse, « Living Chicago Blues », avant d’ouvrir l’horizon de sa compagnie en recrutant Johnny Winter. 

Bien lui en prend : le premier recueil Alligator du blues-rocker passe la barre des 100 000 exemplaires vendus et le petit Poucet du blues entre en fanfare dans la cour des grands. En l’espace de quelques mois, Iglauer se retrouve à la tête d’une PME de 25 employés et son catalogue de blues traditionnel part à la rencontre du grand public, porté par le succès commercial de Winter, Roy Buchanan et autres Delbert McClinton.

Le renouveau planétaire du blues qui accompagne la fin du siècle achève de donner à Alligator la dimension internationale qu’on lui connaît désormais. Face à une demande croissante, Iglauer a pu développer sa production et tout ce qui compte dans le milieu du blues aura effectué un stage plus ou moins long au sein de son écurie. 

Aujourd’hui, dans un monde du disque en pleine métamorphose, Alligator poursuit sa route en évitant savamment les écueils, et tout donne à penser que la musique première de l’Amérique noire vivra encore longtemps grâce à l’opiniâtreté de cette major du blues. On le sait, l’alligator est un animal qui vit vieux. 

Jean-Jacques Milteau & Sebastian Danchin

INSPIRATION 2002 & 2005

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22 Great Harmonica Performances » (2002)
22 Rare Harmonica Performances » (2005)

Plus que les termes d’hommage ou d’admiration, celui de tendresse me vient naturellement en pensant aux harmonicistes présents sur ces recueils. Musiciens ou vagabonds, génies ou artisans, leur souffle a bercé mon imaginaire. Adolescent, le petit instrument m’est apparu comme un modeste glaive contre l’injustice entre les lèvres de Bob Dylan, Woody Guthrie ou Sonny Terry. Une manière d’affirmer que l’intensité de l’émotion n’est pas tributaire des moyens employés, mais de la sincérité partagée. Puis j’ai découvert l’hypersensibilité de Sonny Boy Williamson, l’inventivité jaillissante de Little Walter, l’incroyable musicalité de Stevie Wonder…

Les années passant, je persiste à croire que, davantage que la virtuosité, les qualités essentielles d’un harmoniciste restent sa naïveté et son idéalisme. Il n’existe peut-être pas d’harmonica heroes, mais tous ceux qui figurent sur ces CDs ont apporté à des milliers de gens bien plus que ne le laisse supposer la modestie de l’instrument.

« Inspiration » est dédié à tous les musiciens que je n’ai pas pu, faute de place ou d’autorisation, inclure ici et plus largement à tous ceux qui ont affectueusement réchauffé un harmonica de leur souffle, au creux de leurs mains, un soir de solitude …

J.J. Milteau

C’est un acte de tendresse et de gratitude que celui de J.J. Milteau rassemblant dans Inspiration 22 enregistrements d’harmonica « rares ou historiques, de 1928 à nos jours ». Ici, le plus célèbre harmoniciste français a réuni ses confrères les plus éminents, et ceux qui lui ont apporté ce qu’affiche le titre de la collection. Aussi, le profane ne s’étonnera pas de relever dans la sélection quelques-uns des grands maîtres du blues, le registre favori de Milteau. James Cotton, Sonny Terry, Little Walter, Sonny Boy Williamson… illustrent, chacun à leur manière, l’usage du petit Marine Band – l’harmonica fétiche des bluesmen – et du chromatique. Mais le travail de Milteau se veut aussi historique, et, guidé par un livret complet riche en références, dates, et détails, on va à la rencontre de figures comme Larry Adler (avec Django Reinhardt), qui demeure la star mondiale de l’harmonica au même titre que celui qui l’accompagne fut celle de la guitare. On croise aussi l’harmonica dans des styles inattendus (Hugo Diaz dans « La Compañera ») et dans des registres complexes, comme cette « Gymnopédie n° 1 » d’Erik Satie jouée par Toots Thielemans. Et le moindre des mérites de J.J. Milteau n’est pas de nous présenter, à côté de ces signatures prestigieuses, la relève de l’instrument avec les virtuoses et les créateurs que sont Greg Szlapczynski (« Moody ») ou Eric Chafer (« Intro »), auteur d’un instrument personnel à l’accordage unique. Rarement hommage aussi complet et aussi éclectique fut rendu à l’harmonica.

José Ruiz

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